lundi 14 mai 2018

Donner sa vie - 1. La question

Je commence aujourd'hui une série de méditations données récemment sur RCF Vaucluse ;.


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En langage chrétien, quand on dit « missionnaire », on pense d’emblée à ces personnages, barbus de préférence, dont les récits exotiques ont bercé notre enfance…. Sortons des clichés, essayons de regarder notre Eglise, notre pays, ici en France et en Europe. Car nous savons que la Mission est à nos portes.

A bien regarder nos villes, nos quartiers, nos campagnes, on reste confondu par le nombre d’associations qui donnent leur couleur à la vie d’ici, qui animent villes et villages : Restos du Cœur, pompiers volontaires, CCFD, Secours Populaire, associations pour la sauvegarde du patrimoine etc… On ne peut tout nommer tellement il y en a ! En clair, il y a en France et en Europe, une foule de gens qui s’engagent pour les autres. Et ne vous avisez pas de leur demander combien ils sont payés ! N’est-ce pas ça la Mission ?
Tous ces gens qui s’engagent  pour-les-autres, se passionnent pour leur engagement.  Ils  n’entrent pas dans une association  pour huit jours, mais ils visent le long terme. Et il faut voir l’ambiance dans ces groupes! Le plus souvent, la joie de vivre et l’allant le disputent à la compétence et au dévouement.  Nous avons affaire à des gens qui se passionnent, prêts à recevoir des coups au besoin, à braver le froid en partant marauder à la rencontre des SDF, à sacrifier leurs loisirs à l’occasion...
Bon, on n’est pas là pour distribuer des médailles, d’ailleurs ils n’en veulent pas, ces bienfaisants ! Mais il est bon de rappeler que le dévouement existe dans notre société européenne; cela devient même une marque de notre culture, ne craignons pas de le dire !

Il y a donc en France, en Europe, des légions de « missionnaires » entre guillemets. Il ne s’agit plus tant de prendre l’avion pour aller au loin, même si cette  aventure garde toute son actualité et fait partie d’une solide tradition française. Mais ici, sur place, que de gens se lancent dans l’aventure du don de soi ! Cela fait même partie , pour les jeunes, d’un parcours éducatif équilibré, dépassant le seul critère de la réussite et de la performance…. Voyez la vitalité des Mouvements de  jeunesse. Il n’y en a pas assez, mais ceux qui existent viennent de partout. J’ai déjà cité une animatrice de rue extraordinaire ; un sens des autres hors du commun, une bonté triomphant  de tous les échecs. Or cette fille avait grandi dans les Jeunesses communistes.

Alors voilà la question que nous nous posons et à laquelle nous essaierons de répondre   : qu’est-ce qui pousse ces hommes, ces femmes, ces jeunes à s’engager pour les autres ? De quelle mission se sentent-ils investis pour sortir ainsi de chez eux et de leurs pantoufles ?

La question est simple, les réponses peuvent être multiples.

dimanche 29 avril 2018

Rien n'est inné!


Je voudrais simplement me faire l’écho d’un de mes collègues intervenant lors d’une assemblée. Il expliquait que les différences de comportement entre les hommes viennent d’une éducation différente, et cette éducation dépend de la vision du monde que se fait l’éducateur. Que ce soit ici en Europe ou ailleurs dans le monde, rien n’est inné, tout est acquis !
C’est tellement vrai ! J’avais  donné  un morceau de pain à un enfant au Nord-Cameroun. Le petit prend le morceau… et regarde autour de lui pour voir avec qui il pourrait bien partager. J’en avais les larmes aux yeux d’admiration.
Autre exemple vécu très souvent. Avant le temps de l’école, les enfants partent garder les chèvres en brousse. Et là, ils tuent le temps en chassant des sauterelles, des petits oiseaux attrapés à la glu, des souris forcées dans leur trou. Au retour, leur petit sac en fibres d’écorce bien rempli, il est impensable qu’ils rentrent à la maison sans partager une partie de leur chasse avec le grand-père assis là dans la cour d’entrée. Et s’il n’y est pas, ils l’appellent !

Quand j’étais enfant, j’ai très vite appris ce qu’est la propriété : « Mon vélo », « mes jouets, » « mon papa ». En Afrique, l’enfant apprend qu’il n’est rien hors d’un collectif, d’un clan, d’une société qui l’entourent et le protègent. Hors de chez lui, c’est l’inconnu, le danger. Les kapsiki ont gardé cette peur du dehors en appelant la brousse et la mort du même nom : mte. L’important, c’est la relation à l’autre…. Question d’éducation !

En France  nos villes, voire nos villages, sont de plus en plus cosmopolites. Et en côtoyant « l’autre », nous découvrons  la richesse de sa vision du monde et de l’homme. Alors, nous français, cessons de  nous penser comme la référence unique. On parle d’intégration de ceux qui viennent chez nous. Peut-être faut-il penser cette intégration comme étant à double sens : qu’ils prennent chez nous ce qu’il y a de meilleur, que nous prenions chez eux ce qu’ils ont de meilleur. Si nous attendons qu’ils nous copient simplement, ne nous étonnons pas des replis identitaires et des accusations de néo-colonialisme.
Comme disait mon collègue : «  L’étranger qui vient chez toi n’a rien à te faire cadeau. C’est lui le cadeau ! »

jeudi 29 mars 2018

La mort et l'amour.



Cela faisait une semaine que j’essayais de composer mon homélie pour Pâques, pas moyen ! Chaque fois que je m’y attelais, la figure d’Arnaud Beltrame me sautait à la figure ! Pour finir, je crois que j’ai compris : Arnaud lui-même doit entrer dans cette homélie !

Arnaud est mort, et toute la France, tétanisée, stupéfaite, pleure… Mais, paradoxalement, son sacrifice – car c’est bel et bien un sacrifice, n’en déplaise à ceux qui disent qu’il n’a fait que son travail de gendarme – paradoxalement son sacrifice a donné un souffle de vie, a réveillé (tiens, c’est le même mot appliqué par l’Ecriture à la Résurrection : Jésus « s’est réveillé d’entre les morts »), a réveillé tout le pays. Tout à coup chacun se dit : « A cause de ces hommes qui donnent leur vie pour les autres, nous sommes un beau et grand pays, vivant, capable d’aimer et de sauver, loin de la volonté de puissance et du tout money. Il y a encore place chez nous pour le don gratuit. »  Oui,  Arnaud nous a réveillés.


Une devise de la gendarmerie : « Ma vie vaut moins que la vôtre.»… C’est un écho de la parole du Christ : « Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » Oui, le don de soi et l’amour des autres sont des valeurs extraordinaires que nous pouvons, sans faire les malins, proclamer à la face du monde.

Je dis bien : le don de soi ET l’amour des autres. Le don de soi, c’est la mort pour les autres ; l’amour c’est la vie, c’est Dieu.   La mort –« ma sœur la mort », disait François d’Assise – et l’amour sont frère et sœur. Avant Tristan et Yseult, avant les tragédies de Jean Racine, nous savions que le Vendredi Saint et le dimanche de Pâques sont un seul et même mystère.

La Résurrection, c’est l’amour qui traverse la mort. A la suite du Christ, Arnaud a fait un travail de résurrection. Et je dis que chaque fois qu’un homme, une femme ou un enfant sort de ses pantoufles pour aller vers les autres, ce qui veut dire marcher sur son confort pour sortir de soi, il fait un travail de résurrection.

samedi 24 mars 2018

Variations sur les anges



Les anges, à quoi ça sert ?

Comme le chant des alouettes ou l'odeur du chèvrefeuille, pour nous les anges sont là pour enchanter le ciel. Ils sont là pour chanter Dieu, éperdument, dans une sorte de joie non-stop comme la musique du MP3 si prisée par les jeunes à écouteurs…. Ils chantent, c’est tout. C’est rien et c’est tout.

Ma mère avait demandé que, pour ses obsèques, on passe le Requiem de Fauré, surtout le « In paradisum ». Au fond, pour elle, au-delà de sa mort, cette merveille était comme un prélude au chant des anges…. Car certaines musiques nous obligent à lever les yeux pour essayer d’apercevoir qui chante, à l’instar des alouettes, si haut dans le ciel.

« Il rit aux anges », dit-on devant un nouveau-né. En Afrique, on dit qu’il rit à Dieu. Au fond c’est la même trajectoire, car ceux qui croient aux anges savent bien que ceux-ci sont des flèches vers Dieu. Et le tout-petit est sans doute peiné de quitter une telle splendeur pour entrer dans la rude vie des hommes. Nous autres pauvres pioches, nous n’avons pas le temps de chanter, occupés que nous sommes par le business ! Nous préférons laisser aux moines, ou à la belle nature, le soin de la louange.

Dans la foulée, j’ai envie de penser que mon ange gardien, c’est Dieu lui-même. Dans la Bible, les quelques anges nommés, Gabriel, Michel, Raphaël, ont tous « el » dans leur nom, « el », « celui qui est », terme qu’emploie le Livre pour ne pas nommer Dieu, par respect. Et quand on parle de « l’Ange » au singulier, il s’agit d’une autre métaphore pour désigner Dieu. Dieu plus proche de moi que ma veine jugulaire, comme disent les musulmans… Depuis la venue de Jésus, nous autres chrétiens avons l’idée un peu folle que Dieu est à notre porte, qu’il est là où je ris, où je pleure, où je vis. Comme mon ange gardien, en somme.

L’art du Moyen Age et de la Renaissance a peuplé nos églises d’anges, certains plus beaux que Johnny Hallyday, d’autres joufflus, dodus, voletant de préférence autour de la Sainte Vierge. Ma foi, chacun est libre de son imagination. Aujourd’hui on préfère parler d’énergie, de fluide, de « pôle positif ». Quelque chose de fort et d’insaisissable. Mais le plus vrai reste que les anges gardiens sont un signe : celui de la proximité de Dieu.

Un jour, peut-être, joindrons-nous nos voix aux leurs ?

mercredi 21 février 2018

Le cœur sur la main


Tous nous avons connu le « médecin de famille », vous savez, cet homme qui, quelle que soit l’heure et la tempête, vient à votre chevet, prends son temps, ausculte, sourit, rassure et console. Il est devenu un ami à force fidélité.
Le cœur sur la main ! Voilà une belle expression française qui dit bien les trésors d’attention, d’affection même, du médecin de famille, loin des consultations vite fait sur ordinateur.

Des gens qui avaient le cœur sur la main, j’en ai connus pas mal ! A commencer par ce docteur Starrach, un balte aux yeux d’un bleu délavé, râleur, tonitruant, mais toujours prêt à rendre service… J’étais allé le voir avec un œil qui piquait. Il regarde et me dit : « Tu as une limaille de fer là-dedans. Puisque tu pars en congé, tu te le  feras enlever là-bas. »  Durée de la consultation : 8 minutes. Puis je lui dis : « Tiens, j’ai l’embrayage de ma Land-Rover qui patine. » Et nous avons passé 1h30 ensemble sous la voiture. Un homme de cœur, je vous dis… Je lui avais vendu une carabine, qu’il n’a toujours pas payée d’ailleurs, mais qu’est-ce à côté du cœur sur la main ?
Et l’inspecteur primaire de Mokolo!
Un breton, en granit bien sûr, toujours la bouteille de whisky prête à accueillir, qu’on soit curé, sous-préfet ou militaire. Devant sa maison, le drapeau camerounais comme il se doit. Mais derrière, un autre drapeau, noir et blanc, marqué "consulat de Bretagne".
Et le gérant du campement touristique de Rhumsiki ! Les lendemains du Jour de l’An, il ne manquait jamais de nous inviter avec les Sœurs pour « finir les huîtres ». Et il y en avait, et fraîches !... Et encore Fernand, qui « faisait la ligne » Douala-N’Djamena avec son 20 tonnes. Parfois cela lui prenait un mois. De temps en temps on se retrouvait pour de franches parties de rigolade… Et les frères Pinot : Pinot-Chien-de-brousse, Pinot-Curé, et  Dédé la Pintade, toujours là les jours de déprime… Je n’en finirais pas de raconter. C’était des blancs, mais avec l’Afrique au cœur.

De tels gens, de telles scènes, grandioses ou drolatiques,  me font souvenir du passé avec attendrissement, me disant que le cœur sur la main, cela sauvera le monde.


lundi 5 février 2018

Dieu, a quoi ça sert?

A rien... Dieu ne sert à rien.

La foi non plus, d'ailleurs. Quand je suis malade,  je vais aux urgences où je suis bien soigné. Pas besoin d'aller allumer un cierge! Quand j'ai faim, j'ouvre le frigo, pas besoin de multiplication des pains. Alors? Alors Dieu est devenu inutile, dépassé, ringard. Rideau sur Dieu.

Bon... Et si Dieu n'était pas du domaine de l'utile? Ouvrons l'évangile de Marc, qui n'est jamais en panne de pittoresque, et lisons 1/35-39. Jésus, après avoir guéri force malades, part au désert. Les gens le trouvent et disent :"Tout le monde te cherche!" Et Jésus répond à l'envers :"Allons ailleurs..." Alors que les malades attendent. Pas normal...

En fait, jésus a fort bien compris pourquoi les gens le cherchent :"Pas la peine d'aller voir le docteur, on a un guérisseur sous la main, et qui soigne gratis!"... Toujours les gens instrumentalisent Dieu! Et quand il devient inutile, on le jette comme une clé à molette usée.

Et si Dieu n'était pas dans la boîte à outils? Et s'il n'était ni dans les utilitaires ni dans les consommables?.


Parlons vrai: Dieu n'est pas du domaine de l'utile, mais du domaine de l'amour. L'amour, c'est vraiment autre chose qu'un tournevis ou une compresse. Voyez: un homme aime sa femme non pas parce qu'elle fait bien les tartes tatin ou le rôti de porc (même si ça aide!), mais il l'aime parce que c'est elle, un point c'est tout.

Dieu c'est pareil. Il est Dieu c'est tout. Il nous aime et on peut l'aimer. Et rester avec lui, c''est ce que l'évangile appelle le Royaume. Soyons clairs: en Marc 6/34, on voit Jésus remué, secoué en voyant les gens "comme des brebis sans berger".... Un troupeau sans berger, c'est la panique. Cela veut dire des gens qui font n'importe quoi, qui ne trouvent pas de sens  à leur vie. Alors Jésus se fait berger, il leur dit :"Entrez dans le Royaume, et vous trouverez sens à votre vie".

Voilà pourquoi Jésus dit :"Allons ailleurs." Les guérisons, les démons mis dehors, tout ça, ce sont des signes d'autre chose, pas plus. Des signes que le Royaume de Dieu est là, que l'Amour est là et qu'il est temps de virer notre cuti. Si Jésus "va ailleurs", c'est pour dire cela, c'est le centre, le top, le cœur de son travail.  Alors il guérit les malades, oui, il expulse les diables, oui, mais c'est pour montrer que le Royaume de l'amour a commencé.

Tu es chrétien quand tu entres dans ce pays de l'amour. Sinon rien.

mardi 23 janvier 2018

Dieu est fada!


Donc, d’après Marc 3/21, Jésus a été déclaré fou, "insensé" comme on  disait en son temps. Çà nous choque ? Et pourtant c’est comme ça….
Mais il y a folie et folie ! On peut être fou de douleur, comme ce papa de Mossoul qui grattait les ruines de sa maison avec ses ongles pour retrouver ses enfants ensevelis… On peut être fou de colère, comme le monsieur qui a tué un autre pour une place de parking.
Et on peut être… fou d’amour ! J’ai connu un bon type qui s’est tiré une flèche empoissonnée dans le pied (une des façons de se suicider au Nord-Cameroun) parce que sa femme l’avait quitté.

Si être fou consiste à marcher "hors des passages cloutés", à aller à contre-courant de tout le monde par amour, alors l’amour de Jésus pour les gens est vraiment fou ! Le voilà qui touche les lépreux (on hésite toujours à le faire, je vous assure), qui préfère la pauvre veuve aux grands riches, qui paie les derniers arrivés la même chose que les premiers, qui fréquente les SDF. Oui, pour les gens de son temps il était fou à lier… Mais c’est l’amour qui le poussait.

Et après Jésus, il y a eu des nuées de fous  d’amour chez les chrétiens. Pensons à St François d’Assise dans le beau film de Zéfirelli : « François et le chemin du soleil. » Regardons St Benoît Labre, ce cradingue de Dieu errant sur les routes de France et d’Italie. Ils ont marché "hors des clous", au grand dam de leur famille et des gens rangés. Mais c’était leur façon à eux d’être fidèles à l’Evangile.

Oui, Dieu est fada ! Et chaque fois que tu poses un geste à contre-courant de tous parce que tu veux être fidèle à ta foi, tu participes à la folie de Dieu.

Un simple exemple pour finir : en 1976, il y eut une famine au Nord-Cameroun. Les 
gens bradaient ce qu’ils avaient pour trouver à manger. Au marché, je trouve un vendeur d’ail qui me demande un prix dérisoire : « 50 francs la tasse.» Et je lui dis : « Non, je n’achète pas à moins de 100 francs ! » Ceux qui m’accompagnaient ont crié : « Çà va pas la tête (je traduis) ? Ce même type, dans 6 mois, te vendra son ail 6 fois son prix ! »

Voilà. Nous sommes fadas à la suite de Jésus  "qui s’est livré perdant aux mains de l’homme". Décidément, il faut lire l’Evangile pour voir à quel point il est fait pour ceux "qui marchent en dehors des clous"

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mercredi 10 janvier 2018

Plaidoyer pour l'argent

Dans l'évangile de Luc 16/1-8, Jésus parle de l'argent avec cette parabole de "l'intendant infidèle".... L'argent n'a pas toujours bonne presse dans l'Eglise Catholique, bien qu'elle en use sans trop d'états d'âme. On préfère parler de la pauvreté, qui, même si l'on sait que c'est un mal, reste comme l'image de la pauvreté spirituelle, la pauvreté du cœur.
Alors, pour ne pas risquer de jeter le bébé avec l'eau du bain, j'ai envie de faire un plaidoyer pour l'argent!

Toute notre économie, et celle du monde, est basée sur l'argent. C'est le thème de cette parabole de l'intendant. Ce monsieur se retrouve au chômage, drame qui touche tant de gens aujourd'hui. Mais lui ne se décourage pas, il fait preuve d'imagination. Et Jésus le félicite, tout en le traitant de malhonnête. Jésus le félicite pour son imagination. Pour nous, en clair, cela veut dire: pour aller vers Dieu, faites preuve de la même imagination, de la même audace que cet intendant! Soyez comme  ces vierges prévoyantes et sages (Matthieu 25/1-13) qui avaient investi dans l'huile de lampe!

Ce qu'on appelle les "acteurs économiques", les entrepreneurs, les capitaines d'industrie, et autres monteurs de start-up, doivent faire preuve d'audace et d'imagination pour faire vivre leur entreprise. Qui manque d'esprit d'entreprise peut être sûr de voir son affaire aller dans le mur.... Reconnaissons que l'audace, l'esprit d'invention, sont des qualités humaines dont l'argent, le profit... et le sort des travailleurs sont les moteurs.
Actuellement, toute une réflexion est menée sur l'argent, son lien avec l'engagement social, la politique, son rapport avec la répartition du profit etc... C'est depuis longtemps une des réflexions menée par le MCC (Mouvement des Cadres Chrétiens) et par bien d'autres tenants du christianisme social.

Il ne s’agit pas de brûler de l'encens devant "Mammon", comme Jésus appelle l'argent! Mais de constater la difficulté de concilier les réalités économiques et les droits de l'Homme. Dans ce sens j'admire les exercices de funambule auxquels se prête Mr macron en Chine. Pas facile!